Question pour une championne (1) : Trop d’élus ?

Publié le par Zéro Royal


Madame la présidente élue du Conseil régional de Poitou-Charentes,

Selon mes (petites) sources, il y aurait en France 521.438 élus, à quelques centaines près car aucune statistique ne donne exactement les mêmes chiffres :

- 514.519 conseillers municipaux pour 36 674 communes,
- 4.037 conseillers généraux pour 100 départements,
- 1.880 conseillers régionaux pour 26 régions,
- 577 députés nationaux,
- 346 sénateurs,
- 78 députés européens,
- 1 président de la République.

Ainsi, nuit et jour, sept personnes dévouées corps et âmes, imbues de l’intérêt général, à l’écoute du peuple de France - donc de moi -, s’occupent de mes petits problèmes de gens ordinaires : trois conseillers (municipal, général, régional), deux députés (national, européen), un sénateur et un président de la République.

Madame la présidente élue du Conseil régional, ne pensez-vous pas que sept personnes pour prendre soin de moi, avec les brillants résultats qu’on connaît, ce n’est pas un tout petit peu trop ? et même, disons-le carrément, beaucoup beaucoup trop ?

Signé : un électeur contribuable. 

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Publié dans zero.royal

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voyance gratuite 07/03/2017 09:42

Excellent article de qualité. Je suis tout à fait d’accord .

HLM ENCORE DES TRAITEMENTS DE FAVEUR 01/01/2007 15:26

HLM ENCORE DES TRAITEMENTS DE FAVEUR          Il était attendu comme le loup au coin du bois... Le rapport de l’inspection générale de la Ville (la police interne de la mairie) sur les attributions de logements aux élus et collaborateurs d’élus a été rendu public hier. A la demande de Bertrand Delanoë, il s’agissait de vérifier, suite à un article paru en septembre dans « le Journal du dimanche » - qui avait fait grand bruit - si des conseillers de Paris, adjoints ou encore chargés de missions, habitent abusivement dans des logements sociaux aux loyers avantageux.   Ceux qui s’attendaient à des révélations scandaleuses en seront pour leurs frais. « Sur un plan statistique, l’occupation de logements gérés par les bailleurs sociaux et occupés par des élus ou des collaborateurs d’élus en fonction aujourd’hui ne revêt aucun caractère exorbitant », conclut l’enquête de l’inspection.  Sur les 1018 élus parisiens ou collaborateurs, 224 vivent actuellement dans un logement social. Soit 22 %, c’est-à-dire guère plus que la moyenne parisienne globale - 18,4 %. Sur ces 224 logements, 66 ont été attribués à des élus par l’équipe Delanoë, les autres l’ayant été au cours des vingt années précédentes. Dans tous les cas, les critères de revenus ont été respectés. Point de scandale à l’horizon, donc.  Un traitement de faveur - de taille - semble néanmoins réservé aux proches de la mairie de Paris : ils obtiennent plus vite satisfaction que le citoyen de base. En ce qui concerne un logement social très aidé, si le délai d’attente est de soixante mois en moyenne pour le Parisien lambda, il tombe à vingt-trois mois pour les élus. Pour les logements déplafonnés, l’écart est de quarante mois contre dix.  23 mois d’attente contre 60  L’inspection générale estime donc « qu’il est sans doute nécessaire d’aller encore plus loin dans le sens de la transparence ». Les commissions d’attribution de logements instaurées à l’Hôtel de Ville et dans les mairies d’arrondissement depuis 2001 (exception faite des Vème, VIIème, VIIIème, XVème et XVIème) n’ont pas réussi à assainir tout le système.  D’où peuvent venir les failles ? « Au regard des chiffres, il est clair que le clientélisme perdure dans les mairies d’arrondissement, note René Dutrey, le président du groupe des Verts. Même si certains bailleurs sociaux comme la RIVP ou la SAGI ont des appartements qui ne transitent pas par les commissions de la ville. » Les mairies ne sont effectivement pas seules à attribuer des HLM. « Il faut également regarder du côté des autres institutions qui sélectionnent les dossiers comme les ailleurs sociaux, la préfecture de Paris, le conseil régional », précise Michel Chevalier, de la Confédération nationale du logement (CNL).  En attendant l’Hôtel de ville, « choqué » par ces traitements de faveur, cherche déjà des pistes pour assainir la situation. « Toute occasion doit être saisie pour renforcer davantage les conditions de transparence et d’équité dans lesquelles se déroulent ces attributions de logement », commentait hier Bertrand Delanoë, qui proposera au prochain Conseil de Paris que les cinq recommandations formulées par l’inspection soient adoptées par les élus.  Marie-Anne GAIRAUD - le 7 avril 2006  CLES  212 732 logements sociaux à paris 82 000 sont attribués par les mairies (centrale et d’arrondissement) 224 élus et collaborateurs habitent dans un logement social (24 conseillers de Paris, 77 conseillers d’arrondissement et 123 collaborateurs) 4 038,01 € : l’indemnité mensuelle brute d’un conseiller de Paris 2 689 € : le revenu mensuel maximum accepté pour une personne seule demandant un PLI (logement intermédiaire) 60 % des logements attribués à des élus ou collaborateurs par des mairies d’arrondissement depuis 1995 l’ont été par des maires de gauche 0,03 % des logements attribués par la mairie centrale depuis 2001 (15 000) l’ont été à un élu ou à des collaborateurs d’élus.  LE PARISIEN     

Zéro Royal 04/01/2007 18:35

Je ne pense pas qu’il y ait plus de filous chez les élus qu’ailleurs. Mais comme ils sont près du pouvoir et des centres de décision, il y plus de possibilités et ils profitent de plus d’avantages que l’employé qui fait ses photocopies gratuitement sur le photocopieur de sa boite ou économise l’affranchissement de son courrier perso en le glissant dans la panière « départ courrier » de son entreprise. C’est humain. Mais ce qui est quand même révoltant, c’est que les élus se disent au service du peuple et grands défenseurs par l’intérêt général (ils n’ont que ce mot à la bouche). Alors quand on les voit si près de leurs intérêts particuliers, forcément ça énerve.